Caroline Loeb

LECTURE AU MUSEE SOULAGES DE CAROLINE LOEB: SHIRLEY GOLDFARB, CARNET MONTPARNASSE 1971 -1980

Art, Conférence à Rodez
  • Dans le cadre de l'exposition "Femmes années 50, au fil de abstraction" prolongée jusqu'au 31 octobre, le musée Soulages propose une lecture de Caroline Loeb "Shirley Goldfarb, Carnets Montparnasse 1971 - 1980" précédée d'une visite guidée sur l'exposition temporaire dès 18h.Jeudi 1er octobre 2020musée Soulages, sur réservation (ouverture des réservation à partir de septembre), entrée payante, tarif unique 7 euros.Caroline Loeb:Je viens d’une famille d’artistes par ma mère, et de marchands...
    Dans le cadre de l'exposition "Femmes années 50, au fil de abstraction" prolongée jusqu'au 31 octobre, le musée Soulages propose une lecture de Caroline Loeb "Shirley Goldfarb, Carnets Montparnasse 1971 - 1980" précédée d'une visite guidée sur l'exposition temporaire dès 18h.Jeudi 1er octobre 2020musée Soulages, sur réservation (ouverture des réservation à partir de septembre), entrée payante, tarif unique 7 euros.Caroline Loeb:Je viens d’une famille d’artistes par ma mère, et de marchands de tableaux par mon père. L’art a donc toujours été au coeur de ma vie.
    Lorsque j’étais jeune fille, j’ai souvent croisé la peintre Shirley Goldfarb. Elle était partout où j’allais: au Flore, chez Lipp, à La Coupole, au Club 7, dans tous les vernissages, son mari Gregory Masurovsky était l’un des peintres que mon père exposait, et j’ai été très proche de leur fils, Marc.
    Lorsque ma mère m’a donné le texte du journal intime de Shirley, qui a été publié (« Les carnets Montparnasse »), j’ai eu un véritable coup de foudre.
    Elle y parlait de leur vie d’artistes fauchés à Paris, eux qui étaient venus en France de New York pour devenir célèbres, de ses rencontres avec Francis Bacon, Yves Saint Laurent, Roland Barthes et Karl Lagerfeld, de sa solitude de femme et de peintre, mais aussi de la beauté qu’elle voyait partout, puis de son combat contre le cancer qui l’emportera en 1980.
    Une vie de création, de lutte pour survivre dans un monde où les femmes avaient tant de mal à trouver leur place. Une vie de femme, de peintre, avec toutes ses contradictions, ses espoirs, ses désespoirs, ses colères et ses fulgurances. Un regard à la fois lucide et enfantin, cruel et tendre.
    Ce qu’elle racontait a tellement résonné chez moi que j’ai décidé d’en faire un monologue de théâtre que je mettrai en scène. C’est l’immense Judith Magre qui l’a incarnée, le spectacle a reçu un accueil public et critique inouï, couronné par un Molière en 2000.
    Je suis très heureuse de pouvoir partager ce texte que j’adore avec le public du Musée Soulages.

    Photo :
    Richard Schroeder 
  • Langues parlées
    • Français
Horaires
Horaires
  • Le 1 octobre 2020
    * à partir de 18h